La chute, elle fait mal.
En général, elle arrive à un moment où l'on s'y attend le moins, lorsque l'on est porté par une euphorie ou une joie insouciante, parfois un peu naive.
On passe du tout à rien en une fraction de seconde, sur le coup, on croit que l'on fait un mauvais rêve que l'on va se réveiller et que tout ira mieux.
Mais le reveil n'arrive pas: la réalité nous accable de cette fatalité.
Je suis tombé, je suis sur le sol, je m'accroupi et je pleure.
Je me demande pourquoi cela arrive maintenant alors que tout allait bien, que j'avais trouvé le bon rythme, le bon équilibre et l'harmonie intérieure.
Je tape mon poing trois fois sur le parterre mouillé, la rage et la haine m'envahisse.
Pourquoi il a fallu que je fasse cette faute?
Et d'ailleurs est ce vraiment de ma faute?
Suis je vraiment responsable de ma propre destiné?
Etais ce une fatalité? Etait-il écrit que je devais échouer aujourd'hui?
Ces questions, je ne dois pas me les poser.
"Lève toi, ça ira mieux"
Je me relève , constatant mon échec et comtemplant les vainqueurs.
Ils sont heureux, exultent de joie, se congratulent.
Puis, ils viennent me voir, me rassurent, en me disant que mon jour viendra.
Je les applaudis et les félicite.
Puis je rentre au vestiaire.
Retour à la case départ?
Non, les vainqueus d'aujourd'hui sont les perdants de demain.
Personne n'a le monopole de la victoire.
Beaucoup plus qu'une gloire personnelle, le plaisir de te prouver mon courage.
Te montrer que même loin de moi, tu es ma force.
Ais- je peur à présent? La peur n'existe pas.
Un proverbe japonais dit "lorsqu'un enfant tombe six fois, il se relève sept fois"
Pour toi, je me relèverais toujours.
Photo: L'Américainne Joanna Hayes accroupie sur la piste en pleurs après avoir heurté le dernier obstacle lors de la finale du 100m haies des Championnats du Monde d'Helsinki, aout 2005